Aaaaah que c’est bon, un festival de musique: pogoter devant les groupes influents du moment, s’enfiler des litres de bière et de matières grasses toute la journée, brailler jusqu’à tard dans la nuit uniquement parce que faire du bruit, c’est swag. Voici les 10 indispensables qui feront de nos festivals d’été, une véritable réussite. 


1.  Pour réussir son festival: un soleil éclatant

Un ciel bleu, le mercure qui grimpe, la peau qui dore: s’il le pouvait, en plus de son pass 4 jours, de ses tickets boisson, et de son t-shirt Green Day acheté en fin de concert au merchandising, le festivalier prendrait aussi une assurance soleil.

Bien entendu, il n’existe pas de garantie sur le temps.

Alors, pour éviter d’être trempé jusqu’à l’os, le festivalier emporte avec lui quelques accesoires indispensables en festival: vêtements de pluie, poncho, parka et surtout, bottes en caoutchouc aux couleurs flashies et aux imprimés douteux (cerises, têtes de mort, motifs léopard) qu’il n’oserait jamais porter en dehors de ce festival. Elles lui permettront de sauter à pieds joints dans la boue.

So funky.

2. Look en festival de musique: une dégaine 100% Woodstock

- T’emporte quoi, toi, pour les 4 jours de festival? 

- Bah, deux trois trucs sans importance que j’ai retrouvé au fond d’ma garde-robe. T’sais, en festival, on s’en fout. C’qui compte, c’est l’rock n’roll. 

FAUX! Le festivalier fait croire à tout le monde que son look, il s’en fout.  En fait, il manie l’art du faux-semblant à merveille.  Le look festival de musique est  primordial et sous ses airs de ne pas y toucher, la dégaine du festivalier est travaillée des pieds à la tête.

Exit les talons de 15 centimètres et les mocassins cirés. La tenue du festivalier doit allier décontraction et branchitude. Les vêtements de base – short et t-shirt – sont savamment associés à différents accessoires pour festival: boots printanières et bracelets colorés pour les filles, coiffure saut du lit et baskets en toile pour les garçons.

Deux accessoires incontournables des festivals de musique: le chapeau de paille et les lunettes de soleil. Cette année, on les choisit rondes, façon John Lennon.

Le must-have vintage de la festivalière cet été? Le bandana. Il fait un come-back foudroyant. Noué dans les cheveux, il met efficacement en avant une chevelure aux allures coiffée-décoiffée.

So rétro.

3. Un déguisement de festivalier fou

Les accessoires de festival de type Bandanas et autres lunettes de soleil rondes, c’est pour le côté traditionnel. Car le festivalier revendique avant tout un profond besoin de démarcation.

Alors, il se déguise.

En quoi? En tout.

En Mario Bros, en homme-ballons, en tête de cheval.

(Oui oui, en tête de cheval…)

Plus c’est grotesque, mieux c’est. Le festivalier aime l’absurde. Et de toute façon, il pense toujours que c’est l’autre qui est ridicule.

4. Le programme de la journée

Ça peut paraître bête, et pourtant. Il est tout bonnement impossible d’arpenter efficacement les prairies surpeuplées d’un festival sans connaître le programme de la journée. Le festivalier distrait a vite fait d’oublier qu’à 20h20 précises, Kings of Leon joue sur la scène principale.

Et ça, c’est plutôt con.

Alors, pour ne pas se perdre dans tout ce mic mac, le festivalier organisé pense à télécharger l’application sur son portable ou à imprimer le line-up sur un petit papier qu’il glisse dans le fond de sa poche.

So easy…

5. Un pass camping

Aller roupiller chaque soir sur les coussins moelleux du lit douillet d’un hôtel du coin ? Haha, la blague !

Le festivalier vit l’expérience communautaire jusqu’au bout. Matelas pneumatique, sac de couchage et lampe torche : the place to be, c’est le camping situé juste à côté de la Main Stage.

Ceci malgré les odeurs de bière séchée, les émanations provenant des Cathy Cabines, et la très grande promiscuité avec les voisins.

Hé oh mec, on est en festival, pas au Club Med !

6. Une tente personnalisée

Lorsque les portes du camping s’ouvrent, le festivalier se retrouve rapidement dans un immeeeeense champ de tentes 2 secondes Quechua.

Et il déteste ça.

Car:

  • il ne va jamais retrouver sa tente au milieu de cette agglutination de banalité.
  • il exècre, justement, la banalité.

Alors, pour se démarquer, il customize sa tente. Tonnelles, drapeaux, ballons, lampions, piscine gonflable : sa résidence doit être à son image : cool et festive.

So funny !

7. Du bruit

Pour le festivalier, cela va de soi : un festival se passe t.o.u.j.o.u.r.s dans le bruit.

A toute heure du jour et (surtout) de la nuit, l’intensité accoustique doit être à son maximum.

Bon courage pour dormir dans de telles conditions. Après 4 jours, le festivalier a des cernes jusque par terre. Mais il ne se plaint pas. Car le bruit est le fruit de son œuvre.

SO CRAZYYYYYY !!! WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!

(pour les autres : pensez aux boules Quies !)

8. De la junk food

Le festivalier aime le gras et la bière ; il en consomme à tout-va. Son programme de la journée se résume à une équation simple:

1 festival réussi = des concerts + beaucoup de bière + beaucoup de burgers

Aaaaaaah… Un morceau de viande coincé entre deux tranches de pain et quelques oignons frits…

Soooooo tasty.

9. Du recycling

Malheureusement, vu son attirance pour la junk food et les prix pratiqués sur place, le festivalier assoiffé se retrouve très vite sans le sou. Pour faire quelques économies (et pour entretenir sa cirrhose), il n’a donc d’autre choix que de se mettre à exécuter une tâche, certes un peu ingrate, mais tout à fait lucrative : le recycling.

20 verres ramassés = 1 ticket boisson gratuit.

Certains vous feront croire à une attitude éco-responsable…

NB : Attention aux petits rigolos qui s’amusent à tirer les gobelets qui gisent par terre à l’aide d’un imperceptible fil de couture. Le festivalier bourré éco-responsable que vous êtes passera du coup pour un bel imbécile.

So LA-HONTE!

10. Des potes

Et puis, évidemment, le festivalier ne peut réussir son festival qu’entouré de bons potes. Ils se taquinent, se racontent des blagues, partagent de franches rigolades, tous ensemble, assis dans l’herbe.

Ceci dit, soyez vigilant! En s’asseyant n’importe où, le festivalier un peu distrait laisse parfois entrevoir, aux yeux de tous, un adorable « sourire de l’ouvrier ».

Soyez donc sur vos gardes lorsque vous vous asseyez par terre : une blogueuse un peu attentive pourrait bien vous prendre en photo pour la partager ensuite avec ses lecteurs…

 

Le sourire de l'ouvrier


Toi aussi tu aimes le bruit, la junk food et les sourires d’ouvrier? Et cet article t’a plu? Alors partage-le autour de toi et rejoins-moi sur Facebook et Twitter. Ensemble, faisons de nos festivals d’été une vraie réussite.
L’illustration est de Philippe Ruelle et comme moi, je suis sûre que vous la trouvez vraiment super. Alors merci, merci à lui!

D’autres articles à lire sur ce blog: